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Si Ramsès II représente encore aujourd’hui l’archétype du pharaon de l’Égypte ancienne, c’est sans contredit grâce aux quatres colosses, de plus de 20m de haut, sculptés à son effigie à même la façade du grand temple d’Abou Simbel, sur la rive occidentale du Nil.
Ce temple magistral, de 33 m de haut et de 38 m de long par 55 m de large, fut édifié entre 1300 et 1233 avant J.-C. D’une indéniable beauté, c’est l’ingénieuse orientation du temple par rapport au soleil qui contribua à sacraliser le grand roi. Deux fois par année, les rayons du soleil pénètrent jusqu’au fond du sanctuaire et éclairent les trois divinités solaires, Amon, Ramsès et Rê-Harakhty, laissant judicieusement Ptah, le dieu funéraire, dans l’ombre.
Menacé d’engloutissement par les eaux du lac Nasser lors de la construction du Haut-Barrage d’Assouan en 1963, on découpa le temple en 1 036 blocs pour le déménager en lieu sûr sous l’égide de l’UNESCO et grâce aux prodiges de la technologie.
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